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Les quatrièmes trois à l’assaut de la fantasy !

mardi 8 février 2011 par O. Desjours

Voici des débuts de récits de fantasy écrits par des élèves de quatrième trois. Lisez et, si vous le voulez, encouragez-les à continuer !

LES CHRONIQUES DE STOV LIZTANCE
Partie 1.

Moi c’est Will ,William Strassivard. Toute ma vie a changé quand j’ai découvert cette bague si … spéciale. Avant, ma seule préoccupation était de passer le Brevet. Maintenant, je ne crois pas que réussir cet examen soit ma principale pensée, bien au contraire.

Je ne savais pas où j’étais, je…rien ; je…non, c’était le vide, le noir, la nuit, l’absolue infinité, le pur à l’horizon, le rien. Mais défilait dans ma tête une bague ornée d’émeraudes. Puis un homme, drapée d’une cape noire, lâcha un objet brillant et lumineux devant moi.

La troisième vision était une immense créature, ressemblant à une chouette avec des ailes de dragon et des écailles, qui me sautait dessus. Je me réveillai en sursaut, c’était un rêve.
« William, William debout ! A ce que je vois mon cours t’intéresse ! Ton carnet ! »

Après avoir écopé de deux heures de retenue, je commençais l’exercice sur les fractions. Ding-dang-dong ! Enfin, le cours était terminé. La fin de cette longue journée d’école était pour moi une délivrance.
Je ramassai mes affaires, pris ma bicyclette et me dirigeai vers la maison en passant par les jardins du Luxembourg.

Subitement mon vélo dérailla. Je le mis sur la selle et remis la chaîne correctement. A ce moment-là un homme drapé d’une cape noire passa et j’aperçus un scintillement dans l’air. L’homme avait perdu une bague magnifique. Je voulus la lui remettre mais il avait disparu. Je la mis dans ma poche et continuai mon chemin.

Cinq minutes plus tard, j’arrivai chez moi. Après avoir pris un bon goûter et embrassé ma mère, je montai dans ma chambre afin d’étudier plus précisément cette mystérieuse bague.

Elle était sertie de deux pierres précieuses. Leur couleur verte était semblable à celle d’une émeraude. Exactement la bague de mon rêve pensai-je. J’aperçus sur le contour interne l’inscription suivante :
« Passus dirige ad Krodansar »

Après avoir prononcé ces paroles, la bague s’éleva devant mes yeux abasourdis et vint se poser sur mon auriculaire droit. Elle s’adapta à la taille de mon doigt. Je sentis mon corps se désagréger lentement sous l’influence mystique de l’anneau. Je voulais crier de terreur mais j’étais comme paralysé, pétrifié par la peur. Puis je ressentis l’effet inverse, plus douloureux : je me reconstituais.

J’étais ailleurs, dans une sorte village perché sur des arbres centenaires. Soudain, je faillis avoir une attaque en voyant l’étrange créature mi-chouette, mi-reptile de mon rêve, qui m’observait. Ma surprise fut plus grande encore quand elle me parla dans un langage guttural que je ne connaissais pas. Je pensai aussitôt que ce serait plus simple de rentrer chez moi si je comprenais son langage. Une lumière m’apparut, en face, et s’ancra en moi. Je compris soudain ce que cette créature voulait me dire :

- « Je suis un Chotarique, soldat de la garde prétorienne du roi Chotaria XXIV, et toi, qui es-tu ?
- Je… moi …, je suis Will, William Strassivard, bégayai-je.
- Tu dis Strassivard, petit ?
- Eh bien oui, mon nom est Strassivard.
- Serais-tu le fils d’Igor Strassivard ?
- En effet, Igor Strassivard est bien mon père mais je ne l’ai jamais connu.
- Je connaissais ton père.
- …Mon … père, vous connaissiez mon père ? Que savez-vous sur lui ?
- C’était le plus puissant incantateur de la contrée mais il a disparu il y a quelques années, enlevé par les pilleurs des onze Calixtes.
- Qui sont ces misérables ?
- Ce sont des incantateurs renégats qui enlèvent les autres incantateurs pour leur voler leur pouvoir. Les gouvernements se mobilisent pour les arrêter mais ils sont très puissants.
- Voulez-vous dire, que les incantateurs sont des sortes de magicien, que mon père en était un et que je fais de la magie ? C’est incroyable !
- Oui, en effet et en tant que fils d’incantateur tu as hérité de tous les pouvoirs de ton père et tu fais maintenant partie des incantateurs de Stov Liztance.
- Mais qu’ est-ce que Stov Liztance ?
- Stov Liztance est le nom de notre monde.
- Et ma mère, est-elle au courant de tout cela ?
- C’est elle qui a décidé de se rendre sur Terre pour te protéger car les pilleurs ont besoin d’une famille tout entière pour voler le pouvoir.
- Au fait, comment es-tu arrivé ici ?
- Je n’en sais rien, répondis-je. J’ai lu les inscriptions d’une bague et je me suis retrouvé dans ce village.
- Tu as donc utilisé une BTSP.
- Une quoi ? demandais-je.
- Une Bague de Transport Spatio temporel, m’expliqua le Chotarique.
- Pourriez-vous m’aider à retrouver mon père ?
- Je te l’ai dit, ils sont trop forts pour nous. Le mieux à faire est de se rendre à la capitale pour participer à l’expédition de guerre contre les pilleurs des onze Calixtes. Je vais t’y emmener, monte sur mon dos, la capitale se situe à plus de mille lieux d’ici. »

Après cette étrange conversation, je montai sur son dos étonnamment confortable. Ses écailles me semblaient douces comme des plumes et je pus m’y agripper sans me blesser.

Le Chotarique me dit s’appeler Chiva et s’envola majestueusement. Ses longues ailes battaient le ciel avec grâce. Je fus surpris par sa vitesse de vol qui devait bien atteindre les deux cents kilomètres à l’heure. Nous traversâmes la forêt de Shonies, d’après Chiva. A cette altitude je pouvais contempler un paysage magnifique. Je pus apercevoir un arbre à fleurs qui éclosaient, grandissaient et mouraient en l’espace de quelques secondes. Chiva me renseigna sur la faune et la flore variées de Stov Liztance. Ainsi, j’appris que les Uraags, crapauds d’environ trois mètres de haut, crachaient des joyaux les nuits de pleine lune et que l’herbe de l’Ile de la Baleine changeait de couleur en fonction du temps.

Nous passâmes au dessus d’un pont quand soudain, Chiva perdit de l’altitude. Nous étions attaqués par deux créatures rouge sang dont j’appris plus tard qu’elles étaient appelés « elfes sanguinaires ». Une flèche avait transpercé l’aile droite de Chiva qui s’étala à deux mètres des créatures malfaisantes. Une rage soudaine m’envahit, je ne me contrôlais plus : ces monstres avaient tué la seule personne capable de me conduire à mon père. Je poussai un cri témoignant de ma rage et de ma douleur : « AAAH ».

Un rayon circulaire partit de mon corps, se propagea à une distance qui ne cessa de grandir jusqu’à atteindre la fin de mon champ de vision. Quand ce dernier percuta les elfes, ils tombèrent morts, privés de vie. Mais le contraire se produisit pour Chiva et la nature environnante. Les blessures de Chiva se refermèrent et la nature gagna en splendeur. Chiva plaça un écran protecteur autour de nous et nous repartîmes en surveillant les alentours.

Puis Chiva me demanda :
- « Que s’est-il passé ? »
Je lui répondis la chose suivante :
- « Dans ma rage, un rayon a émané de mon corps, a tué les elfes et t’a guéri. Je suis si soulagé que tu sois en vie !
- Je n’étais pas mort, juste blessé ».

Nous arrivâmes en ville, dans les plus brefs délais. Je fus étonné de la diversité des peuples de ce monde. Là une créature verte qui ressemblait aux trolls des histoires terriennes marchandait avec un sorte de dragon miniature, un draconan m’expliqua Chiva : « Ils sont très bagarreurs, surtout ne les provoque pas ! Ils habitent dans les grottes les plus sombres des montagnes Silonfar. Les Trolls, eux, préfèrent vivre dans les forêts d’Erisant et de Longlem. Ceux-là, me dit-il en montrant des loups marchant comme des bipèdes et possédant une rangée de piques acérées au niveau de colonne vertébrale, sont des Sharkoi. »

Plus tard, nous rencontrâmes le roi des Chotariques qui accepta de nous emmener avec lui dans son expédition guerrière.

L’expédition était prête, nous pouvions partir…

Fabien, Rayane, Killian et Guillaume


 

 

 
Terris Submersis.

Kelly Johns naviguait tranquillement sur la mer calme de la Méditerranée. Tout à coup, une vague surgit de nulle part et engloutit le bateau à voile. La jeune fille s’enfonça dans les profondeurs de la mer et se sentit défaillir.

 

Quelques secondes plus tard, elle entendit des voix qui lui répétaient : « Dominus aquarum puellam advocat » qu’elle traduisit par : « Le maître des eaux appelle la jeune fille ». Prise par la peur, Kelly voulut remonter à la surface mais quelque chose la tira vers le fond. Elle tourna la tête et eut tout juste le temps de voir une pierre s’abattre sur elle.

 

L’adolescente s’évanouit. Elle se réveilla quelques temps plus tard et vit un hippocampe qui la regardait intensément. L’animal lui demanda :
« -Comment vous sentez-vous ?
- Vous parlez ? s’exclama Kelly en faisant un bond vers l’arrière.
- Oh, excusez-moi de mon impolitesse, je m’appelle Barnabé et oui je vous parle.
- Je me sens bien, mais j’ai un peu mal à la tête. Combien de temps suis-je restée sans connaissance ? le questionna-t-elle un peu décontenancée.
- Environ un chronole, soit trois heures chez vous les humains.
- Et comment cela se fait-il que je puisse respirer et parler sous l’eau ?
- Je vous ai entourée d’une bulle de protection en vous sauvant.
- Vous m’avez donc sauvée ! Je vous en remercie. »

 

Des sons de trompettes retentirent. Le Maître des Eaux arriva vêtu d’une cape avec pour blason une coquille Saint-Jacques. Il avait une tête de cheval, un corps de vache et une queue de dauphin. Il s’approcha de la jeune fille qui se trouvait immobilisée devant lui. Il se présenta :
« -Tout d’abord, bienvenue dans mon royaume sous-marin nommé « Le Paradis des Bulles ». Je m’appelle Vacchipo. Je vous ai fait venir à l’aide de ma vague magique car je cherche une jeune héritière pour mon royaume. Et vous êtes parfaite, courageuse, belle, téméraire et pleine d’autres qualités. J’aimerais mieux vous connaître, d’où venez-vous, que faisiez-vous ?

- Je m’appelle Kelly Johns et j’ai dis-sept ans. J’ai habité pendant longtemps à Marseille, une grande ville de France avec ma mère. Elle a été tuée dans un accident de voiture. Je suis alors allée habiter à Rome où vivaient mon oncle et ma tante. De là-bas j’ai fait une croisière en Espagne pour partir d’Algésiras et arriver à Tanger. C’est là qu’habite mon beau-père, je ne l’aime pas, mais il avait ma garde. C’est entre ces deux villes que vous m’avez trouvée et la suite vous la connaissez. Quand à cette proposition d’héritière j’accepte si vous voulez bien de moi.
- Fort bien, je vous en remercie infiniment, dans ce royaume vous serez considérée comme ma fille. Nous avons besoin d’une personne pour une mission importante.
- J’accepte, répondit sans hésitation la jeune princesse.
- Pour cela vous serez accompagné de Piscis, mon plus fidèle serviteur et vous serez transformée en sirène. »
Piscis entra à grande vitesse dans la salle où ils se trouvaient. Kelly put constater que c’était un poisson clown. Il le salua d’un grand sourire.
« -Hum ! Hum ! Je vais maintenant procéder à ton changement en sirène, si je peux te tutoyer, commença le roi des mers.
- Bien sûr père.
- Très bien ! Es-tu prête ?
- Oui. »

 

Vacchippo sortit alors son sceptre magique et changea la jeune fille en très belle sirène. Kelly se retrouva avec une longue chevelure en cascade, encore plus blonde que d’habitude. Elle avait aussi une magnifique queue de poisson couleur bleue, verte et avec une pointe de rose. La jeune fille se regarda dans un miroir encadré de coquillages. Elle étouffa un cri de surprise à la vue de sa beauté naissante.

« -Ta mission consiste à récupérer la perle d’honneur qui donne le pouvoir de justice. Elle a été dérobée par le peuple de « Rosae aquae ». Vous partez avec Piscis dans deux chronoles. Tu auras comme ça le temps de te reposer et de manger. Piscis te donnera l’itinéraire de votre aventure avant de partir, expliqua le roi. Une cérémonie aura lieu en ta faveur à ton retour. Sur ce je te laisse. »

 

Kelly fut accompagnée dans une ravissante salle, qui se trouvait être sa chambre. Elle s’allongea dans un lit qui ressemblait à une baignoire, couverte de pierres précieuses. Elle réfléchit à tout ce qui pourrait lui arriver pendant ses aventures et pendant un instant elle se demanda si elle avait fait le bon choix. Puis elle s’endormit. Piscis vint la réveiller et l’amena dans la cuisine royale où ils prirent des provisions et mangèrent. Ensuite, il lui expliqua l’itinéraire. Ils passeraient par les montagnes maudites, par les plaines de la peur et arriveraient normalement au volcan du Diable où la perle se trouverait.

 

Piscis et Kelly partirent. La jeune sirène regarda une dernière fois son futur royaume et vit son père adoptif qui lui souriait avec confiance. Kelly sentit une sphère dans son sac et se rappela que le roi lui avait donné une boule de cristal pour le contacter en cas de problème. Ils nagèrent, nagèrent, et après un voyage sans difficultés, les nouveaux amis arrivèrent aux montagnes maudites. Piscis dit à la jeune sirène de se méfier. En effet, plus loin, les aventuriers aperçurent un yéti des mers. Il était comme une baleine mais possédait en plus de longs crocs et des grosses épines pointues qui partaient de son dos et arrivaient à sa longue queue. Le monstre s’approcha et rugit, puis il fonça sur les pauvres amis terrifiés.

 

Ils s’enfuirent le plus vite possible et s’enfoncèrent dans une petite grotte. Piscis se souvint d’une ancienne légende qu’il raconta à Kelly :
« -Il y a fort longtemps, l’arrière-grand-père de ton père était en guerre contre les ténèbres des sous-marins. Avant de mourir, il mit en sécurité toutes les perles qui servaient à faire respecter la paix et la liberté des habitants marins. Seulement voilà qu’un jour plusieurs perles furent dérobées et depuis les habitants ne se sentent plus en sécurité. Il y avait la perle d’honneur, mais aussi la perle de royauté qui servait à se protéger... »

 

Un petit bip sonore qui venait de la boule de cristal coupa le poisson clown. Ils virent l’image du roi marin qui les suppliaient : « Revenez à la maison, nous sommes en guerre. » Mais le monstre essayait toujours d’entrer dans la grotte et donnait de puissants coups sur l’obstacle qui l’empêchait d’entrer. La roche finit par céder et le yéti fonça sur eux...


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